Sous les politiques d’austérité et de privatisation, nous avons constaté l’absence de justice sociale et environnementale ainsi qu’au désengagement de l’État de son devoir social dans les régions intérieures marginalisées. Cela a conduit à ce que l’espace scolaire devienne un danger pour la vie des enfants, et à ce que le rôle des écoles se transforme : d’un lieu d’apprentissage, d’éducation et d’acquisition de connaissances et de compétences, elles sont devenues des environnements incapables de remplir pleinement leur mission et de respecter la dignité des enfants ainsi que les normes internationales. En effet, l’État s’est désengagé de l’investissement dans l’éducation, a réduit la part de ce secteur dans le budget national, et a donné la priorité au remboursement de la dette, au détriment du droit constitutionnel des enfants à l’éducation, aggravant ainsi la crise de l’école publique, notamment en ce qui concerne la dégradation des infrastructures. Restez à l’écoute : une nouvelle étude de cas sera bientôt publiée par l’Observatoire tunisien de l’économie sur la violation du droit à l’éducation dans le gouvernorat de Kasserine. Elle comportera des données précises et des analyses approfondies sur la situation de l’école publique.